"Partition" le livre-enquête d'Alexandre Mendel en couverture de Valeurs Actuelles

« Comment peut-on éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition », s’inquiétait en privé François Hollande dans Un président ne devrait pas dire ça, le livre d’entretiens de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, avant de se faire publiquement, jusqu’à la fin de son quinquennat, l’apôtre du vivre-ensemble. Alexandre Mendel n’a pas ce genre de pudeur. En bon journaliste qui n’a jamais délaissé le terrain et se fait le devoir de tremper sa plume dans les plaies béantes d’une France qui se détricote en silence, il sait ce qui est en train de se jouer sous nos yeux grands fermés. La partition est bien réelle. « À Trappes, Saint-Denis, ou encore Sevran, la mixité n’est plus la règle, elle est l’exception, écrit Mendel. On enferme ses enfants dans des écoles coraniques, où on leur apprend, à coups de hadiths, à haïr l’Occident et à ne vénérer que l’islam des ancêtres. On ne se marie plus que religieusement, on vit sa polygamie, on répudie les femmes, dans le dos de la République. » La situation n’est guère plus enviable dans le monde du travail. Avec minutie et force exemples, l’auteur tient la chronique implacable de cette sécession islamiste. Une partition géographique, culturelle, que rien ne semble devoir contrarier. Et pour cause. Le nombre des victimes de l’islamisme se porte, après l’attaque terroriste de Marseille, à 241 morts, sans que jamais le pouvoir n’ait saisi l’opportunité de tordre le cou à l’islam intégriste. « En 1939, on ne voulait pas mourir pour Dantzig. En 2017, on ne veut pas mourir pour récupérer La Courneuve ! », écrit en préambule Mendel.

“Partition”, d’Alexandre Mendel, L’Artilleur, 224 pages, 17 €.